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22.04.2026 10:52 AM
L'audition de Kevin Warsh au Sénat se passe bien

Alors que tout le monde attend de nouveaux développements au Moyen-Orient, il vaut la peine de dire quelques mots sur l’audition d’hier au Sénat de Kevin Warsh, le candidat à la présidence de la Federal Reserve. Son discours n’a laissé aucun doute sur son indépendance.

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En déclarant qu’il ne serait pas une « marionnette » de Donald Trump, Kevin Warsh a affirmé son attachement à l’indépendance monétaire – une position particulièrement importante dans l’environnement politique actuel. En soulignant que le taux d’intérêt est la « force dominante » dans l’arsenal de la Fed, il met en avant une approche traditionnelle de la gestion économique fondée sur des instruments éprouvés.

Warsh a déclaré que les baisses de taux profiteraient à « un éventail plus large de personnes », ce qui peut être interprété comme un objectif de croissance économique plus inclusive. Dans le même temps, il a indiqué sa préférence pour une réduction du bilan de la Fed, privilégiant l’outil des taux d’intérêt par rapport aux opérations sur le marché des obligations d’État. Cela traduit une certaine prudence à l’égard des mesures non conventionnelles et la volonté de revenir à des mécanismes de politique monétaire plus prévisibles.

Warsh s’est montré particulièrement préoccupé par le prix de l’essence, qui, selon lui, « évolue dans la mauvaise direction » et contraint les Américains à souffrir. Cette déclaration met en lumière son attention portée à l’économie réelle et à son impact sur le niveau de vie. Malgré ces difficultés, il estime que « l’économie a encore une marge de progression », une note d’optimisme qui suggère un potentiel d’amélioration.

Un élément important de son programme est la proposition que la Fed coopère avec le gouvernement non seulement sur la politique monétaire. Cela peut indiquer une volonté de coordonner les efforts sur un éventail plus large de questions économiques. Enfin, son appel à mettre en place un « nouveau système pour lutter contre l’inflation persistante » reconnaît la complexité de l’environnement géopolitique actuel et traduit une disposition à rechercher des solutions innovantes pour stabiliser les prix.

Le marché des changes a accueilli assez froidement les déclarations de celui qui pourrait devenir le futur président de la Fed. Le dollar pourrait bénéficier d’un certain soutien, mais la majeure partie de ce soutien provient déjà de la solidité des indicateurs fondamentaux américains.

EUR/USD

Les acheteurs doivent désormais franchir 1,1760 pour viser 1,1790. À partir de là, un mouvement vers 1,1822 est possible, mais y parvenir sans soutien des grands intervenants serait difficile. L’objectif plus lointain se situe à 1,1855. En cas de recul, des acheteurs sont attendus autour de 1,1720 ; une chute en dessous de ce niveau pourrait rapidement pousser EUR/USD vers 1,1680. L’objectif baissier extrême se situerait autour de 1,1650 (l’ouverture de positions longues à partir de 1,1650 était recommandée si aucun acheteur n’apparaît à 1,1720 ou après un nouveau plus bas à 1,1680).

GBP/USD

Les acheteurs de la livre doivent franchir la résistance la plus proche à 1,3530 pour viser 1,3565 ; un dépassement de ce niveau sera assez difficile, l’objectif plus éloigné étant à 1,3595. En cas de repli, les vendeurs tenteront de prendre la main à 1,3505. S’ils y parviennent, une cassure de cette zone porterait un sérieux coup aux haussiers et pousserait GBP/USD vers 1,3473, avec la perspective d’une extension du mouvement vers 1,3450.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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