Voir aussi
La paire EUR/USD semble toujours prête à se retourner en faveur de l’euro et à reprendre son mouvement haussier, en accord avec la tendance haussière. Au cours de la semaine écoulée, l’euro a évolué au sein de l’imbalance 13, tandis que les vendeurs n’ont pas réussi à invalider ce schéma haussier. Par conséquent, malgré le retour de la baisse de l’euro au cours des deux dernières semaines, la tendance haussière reste intacte.
Dans le cadre d’une tendance haussière, je préfère rechercher et trader des signaux d’achat plutôt que des signaux de vente. Ainsi, le signal haussier attendu peut encore se former à l’intérieur de l’imbalance 13. Naturellement, les perspectives à court terme de l’euro dépendent fortement de la géopolitique. La semaine dernière, plusieurs informations ont fait état de progrès vers un accord entre l’Iran et les États-Unis, et plusieurs autres titres similaires sont apparus au cours du week-end. La plupart d’entre eux provenaient de Donald Trump, c’est pourquoi je souhaiterais également entendre les commentaires de représentants officiels à Téhéran. Cependant, Téhéran reste silencieux, ce qui signifie que les traders ne peuvent se fier qu’aux déclarations du président américain et de ses plus proches collaborateurs.
La question de savoir si cela sera suffisant reste ouverte, mais la nouvelle semaine a tout de même débuté par des gains pour « l’euro sensible au risque », ce qui signifie que le marché considère toujours comme possible, à court terme, la signature d’un accord-cadre. Un tel accord-cadre permettrait au minimum la réouverture du détroit d’Hormuz et offrirait du temps pour des négociations plus approfondies, qui devraient logiquement conduire, à terme, à la signature d’un accord nucléaire.
Dans la situation actuelle, les traders ne peuvent qu’attendre soit une nouvelle réaction depuis l’imbalance 13, qui demeure le dernier schéma haussier au sein de l’impulsion haussière en cours, soit son invalidation. Si le repli actuel est perçu comme une correction technique, il peut très bien s’achever au sein de l’imbalance 13. Cependant, sans soutien géopolitique, les acheteurs auront du mal à lancer une nouvelle offensive.
Si, au contraire, le mouvement actuel est interprété comme le début d’une nouvelle tendance baissière, les traders doivent alors s’attendre à un échec des négociations, à une nouvelle escalade du conflit, et patienter parallèlement dans l’attente d’un signal au sein de l’imbalance 15. À mon avis, le premier scénario reste toutefois le plus probable.
Je dois une nouvelle fois souligner que toute la hausse du dollar américain entre janvier et mars a été exclusivement portée par la géopolitique. Dès que les États-Unis et l’Iran sont convenus d’un cessez-le-feu, les vendeurs se sont immédiatement retirés, et pendant plus d’un mois les acheteurs sont restés dominants. À l’heure actuelle, les chances de parvenir à un accord ont fortement augmenté, même si elles sont encore loin d’être garanties.
Le marché reste très sceptique vis-à-vis de toute information suggérant une fin imminente du conflit ou la conclusion d’un accord définitif entre l’Iran et les États-Unis. Plus précisément, il est probable qu’un accord soit signé tôt ou tard. Toutefois, « tôt ou tard » ne suffit pas à justifier des achats agressifs de EUR/USD à l’heure actuelle. Par exemple, si l’accord n’est signé que dans un an, les traders auront du mal à rester optimistes dès aujourd’hui ou à vendre massivement le dollar américain sur cette seule perspective.
Globalement, la structure technique demeure relativement claire. La tendance haussière est toujours intacte, mais elle a désespérément besoin de soutien. Idéalement, ce soutien devrait venir de la géopolitique — autrement dit, si l’Iran et les États-Unis signent au moins un accord-cadre et poursuivent ensuite les négociations sur le programme nucléaire iranien. Sans flux de nouvelles positives, les acheteurs auront du mal à enclencher une nouvelle vague de hausse durable.
Il n’y avait pas de statistiques macroéconomiques lundi. En revanche, Donald Trump a de nouveau déclaré durant le week-end qu’un accord avec l’Iran était proche, ce qui a apporté un soutien supplémentaire aux acheteurs. Il reste difficile de déterminer si l’impulsion haussière se prolongera cette semaine, mais les traders ont entamé la semaine sur une note optimiste.
Les acheteurs ont encore de nombreuses raisons de rester actifs en 2026, et même le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient n’a pas réduit leur nombre. Structurellement et sur le plan global, la politique de Trump — qui a provoqué une forte baisse du dollar l’an dernier — n’a pas changé. Dans les prochains mois, la devise américaine pourrait se renforcer ponctuellement à la faveur de flux de couverture (flight-to-safety), mais ce facteur suppose une escalade constante du conflit au Moyen-Orient.
Je ne crois toujours pas à une tendance baissière de long terme sur EUR/USD. Le dollar bénéficie d’un soutien temporaire de la part du marché, mais qu’est-ce qui permettrait concrètement aux vendeurs de maintenir une pression durable à long terme ?
Calendrier économique pour les États-Unis et la zone euro :
Le calendrier économique du 26 mai ne comporte aucune publication majeure. Par conséquent, les données macroéconomiques n’influenceront pas le sentiment de marché mardi.
Prévisions EUR/USD et recommandations de trading :
À mon sens, la paire demeure en phase de formation d’une tendance haussière. Le contexte d’actualités a changé brutalement il y a trois mois, mais la tendance en elle-même ne peut pas encore être considérée comme annulée ou achevée. Les acheteurs peuvent donc tout à fait reprendre l’offensive à court terme si la géopolitique leur offre ne serait-ce qu’un soutien minimal.
Les traders ont déjà eu la possibilité d’ouvrir des positions longues sur la base du signal issu de l’imbalance 12, ainsi que du signal provenant de l’order block. Le mouvement haussier peut reprendre en direction des plus hauts de l’année depuis l’imbalance 13. Toutefois, il est important cette semaine que les acheteurs conservent la main sur le marché.
Pour que l’euro poursuive sa progression sans obstacles majeurs, le conflit au Moyen-Orient doit continuer à évoluer vers un règlement de paix durable. L’échec des négociations, le rejet de l’accord-cadre par l’une des parties, ou une nouvelle violation du cessez-le-feu permettraient très rapidement aux vendeurs de reprendre le contrôle. Pour l’instant, les acheteurs manquent encore de soutien suffisant pour mener une offensive de grande ampleur. La zone d’achat demeure située entre 1,1605 et 1,1649.