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La paire GBP/USD continue de progresser, un mouvement que je considère comme pleinement justifié. Les statistiques publiées la semaine dernière sur l’économie et le marché du travail américains ont mis fin aux spéculations concernant un éventuel relèvement des taux d’intérêt par le FOMC en septembre. Les Nonfarm Payrolls ont reculé pour la quatrième fois consécutive, mais cette fois, le chiffre n’a pas seulement été faible, il est aussi passé en territoire négatif. Ainsi, le nombre d’emplois dans l’économie américaine ne se contente plus de croître très lentement : il diminue. Une situation similaire s’est produite à plusieurs reprises l’an dernier, et la Fed avait alors dû abaisser ses taux d’intérêt à trois reprises pour éviter une nouvelle détérioration du marché du travail. Ces dernières semaines, le marché a beaucoup spéculé sur le fait qu’une inflation élevée obligerait la Fed à relever ses taux. Kevin Warsh a également évoqué une inflation excessive qui devait être ramenée à la cible au plus vite. Cependant, comme je m’y attendais, l’inflation n’est pas le seul facteur déterminant. Compte tenu des chiffres actuels des Nonfarm Payrolls, je ne m’attends plus à un durcissement de la politique monétaire. C’est négatif pour le dollar. Demain, le rapport d’inflation de juillet aux États-Unis sera publié, et s’il montre un ralentissement, le FOMC n’aura pratiquement plus aucun motif de resserrer sa politique. Je rappelle que le marché a commencé à intégrer une hausse de taux il y a deux mois, et qu’il fait désormais face à une nouvelle vague de déceptions chaque semaine. Je pense que la baisse du dollar va se poursuivre.
Comme je l’ai déjà souligné, la géopolitique ne fournit plus de soutien au dollar, car de nouvelles escalades du conflit surviennent environ toutes les deux semaines, tandis que les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont pratiquement au point mort. Officiellement, Téhéran ne négocie qu’avec Oman. Il reste difficile de savoir à quoi ces pourparlers aboutiront en termes de fin du conflit et de réouverture du détroit d’Hormuz. L’Iran pourrait parvenir à un accord avec Oman sur les conditions de contrôle du détroit d’Hormuz, mais comment cela permettrait-il de résoudre le conflit avec les États-Unis et de lever le blocus américain du détroit ?
En ce début de nouvelle semaine, les prix du pétrole sont montés à 90 $ le baril. Si la situation évolue selon le scénario le plus pessimiste, les prix du pétrole continueront de grimper et reviendront tester les sommets de mars–mai. Dans ce cas, l’inflation aux États-Unis ou au Royaume‑Uni pourrait recommencer à accélérer. Si la situation évolue selon un scénario optimiste, les prix du pétrole reviendront dans la zone de 60–70 $ le baril. Dans ce cas, un resserrement de la politique de la Fed pourrait ne pas être nécessaire, tandis que la Bank of England n’est actuellement pas soumise à une pression importante liée à une inflation élevée. Toutefois, pour l’instant, c’est la Fed qui est dans l’incapacité de faire un pas plus agressif, alors que la Bank of England, au contraire, ne serait prête à resserrer sa politique monétaire que si l’inflation recommençait à accélérer, ce dont on ne voit pour l’heure aucun signe.
L’analyse graphique indique une nouvelle avancée haussière. À ce stade, les traders disposent de deux déséquilibres haussiers (24 et 25), à l’intérieur desquels des opportunités d’achat peuvent être envisagées. Le déséquilibre 24 a déjà généré un signal haussier sur lequel les traders ont pu se positionner en ouvrant des positions longues. Il n’existe actuellement aucune configuration baissière.
Le flux de nouvelles économiques mardi était extrêmement faible. Je ne m’attends donc pas à des mouvements marqués d’ici la fin de journée. Les acheteurs restent confiants, et seul le rapport sur l’inflation américaine pourrait affecter négativement leur sentiment cette semaine.
Dans l’ensemble, le contexte fondamental reste tel que, à long terme, je vois peu de raisons d’anticiper autre chose qu’un recul du dollar américain. La guerre entre l’Iran et les États-Unis n’a pas modifié cette perspective. La possibilité de hausses de taux de la Fed en 2026 ne l’a pas modifiée non plus. Les développements géopolitiques ont poussé le marché à se concentrer pendant plusieurs mois sur le statut de valeur refuge du dollar, mais le conflit a déjà dépassé sa phase active. La probabilité d’un resserrement de la politique monétaire du FOMC a nettement diminué ces dernières semaines, ce qui pèse sur la devise américaine. Par conséquent, selon moi, tout renforcement du dollar reste temporaire et dicté par des facteurs de court terme. Je ne vois aucune raison d’anticiper une nouvelle vague baissière.
Calendrier économique des États‑Unis et du Royaume‑Uni :
Le 12 août, le calendrier économique ne comporte qu’une seule publication de première importance. Le contexte économique influencera le sentiment de marché durant la deuxième moitié de journée mercredi.
Prévisions et recommandations de trading pour GBP/USD :
La perspective à long terme pour la livre reste haussière. Après un balayage de la liquidité sur les deux derniers mouvements, les acheteurs ont lancé une offensive, suivie d’un repli correctif puis d’une nouvelle impulsion haussière. La semaine prochaine, je m’attends à la poursuite de la hausse de la livre, les derniers rapports sur le marché du travail américain ayant été faibles et la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire du FOMC étant désormais extrêmement réduite. Le rapport sur l’inflation américaine sera publié cette semaine et pourrait convaincre davantage les traders que le durcissement de la politique de la Fed est peu probable. Si les vendeurs entament une nouvelle offensive, des configurations baissières seront nécessaires pour envisager des ventes, mais il n’y en a actuellement aucune. Les acheteurs ont reçu un signal d’achat à partir du déséquilibre 24. Les objectifs pour la poursuite de la hausse de la livre sont les sommets du 15 juillet et du 1er mai à 1,3557 et 1,3656, respectivement.