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05.08.2026 02:48 PM
Dollar américain : colosse aux pieds d’argile

Le Brent est repassé au-dessus de 80 $/bbl dans un contexte d’escalade des tensions entre les Houthis et l’Arabie saoudite en mer Rouge, et pourtant, l’élan haussier sur l’EUR/USD semble irrésistible. L’euro progresse dans l’espoir d’un nouvel accord entre les États‑Unis et l’Iran permettant de rouvrir le détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré que les signatures pourraient intervenir « aujourd’hui ou demain ». Axios rapporte qu’il n’est pas question de frais de transit.

L’Europe, très dépendante des importations d’énergie, respirerait mieux si le Brent revenait à ses niveaux d’avant‑crise. Son économie pourrait poursuivre sa reprise, réduisant l’écart de croissance du PIB avec les États‑Unis et posant des bases plus solides pour un rally de l’EUR/USD.

Dynamique économique européenne

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À première vue, l’affaiblissement du dollar américain semble illogique. Les États-Unis reposent sur des bases solides : d’énormes investissements dans l’IA et les exportations d’énergie apportent un soutien, les rendements des Treasuries sont élevés et les indices boursiers testent des sommets historiques — autant de facteurs qui devraient attirer les capitaux vers les États-Unis et renforcer le billet vert. En outre, le marché des futures intègre encore la possibilité d’un resserrement de la Fed et n’exclut pas deux hausses de taux en 2026.

Mais sur le marché des changes, ce n’est pas tant la photo instantanée qui compte que la dynamique. Les écarts de croissance et de taux entre les États-Unis et la zone euro se réduisent. Les probabilités d’un resserrement de la Fed diminuent. Cela suffit en soi à faire progresser lentement l’EUR/USD. ANZ s’attend à ce que le dollar continue de s’affaiblir d’ici la fin de l’année à mesure que les données macroéconomiques se dégradent et que la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire recule — même si le processus ne sera pas rapide.

S&P 500, EuroStoxx 600 et dynamique des bénéfices par action (EPS)

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Les actifs européens seront prêts à rivaliser avec leurs homologues américains en 2026. L’EuroStoxx 600 est moins exposé aux valeurs technologiques liées à l’IA que les investisseurs américains sont en train de dénouer. Combinée à une croissance des bénéfices de 16 % au deuxième trimestre, à la baisse des prix du pétrole, à des signaux économiques positifs dans la zone euro et à une probabilité réduite de nouvelles hausses de taux de la BCE, la situation apparaît très favorable pour les émetteurs européens. Les flux de capitaux en provenance des États-Unis et de l’Asie vers la région constituent un vent porteur pour l’EUR/USD.

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Ainsi, malgré de solides indicateurs économiques américains, l’attrait des actifs américains et la conviction du marché concernant les hausses de taux de la Fed, le rétrécissement de l’écart de croissance du PIB et les flux de capitaux vers l’Europe encouragent les ventes de dollars.

Techniquement, sur le graphique quotidien, l’EUR/USD tente de rétablir une tendance haussière. Nous continuons de privilégier une stratégie d’achat. Une cassure au-dessus de la résistance à 1,1555 constituerait un signal pour renforcer les positions longues existantes.

Marek Petkovich,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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